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 Installation dans la Résidence  Le Capet, après un long trajet...

 

Notre séjour a passé comme un éclair, mais riche en émotions et en sensations....

 

 Dimanche 15 Mai, jour de  la Sainte Maxime et jour de fête puisque notre périple pédestre varois commence précisément à Sainte Maxime ! Après une confortable nuit et un petit-déjeuner copieux à La Résidence « le Capet », Michèle et Jean-Claude conduisent la trentaine de randonneurs encore frétillants par les ruelles de la vieille ville baptisée par les moines de Lérins du nom de leur sainte. Le thème de la balade était les villas de la belle époque (entre 1920 et 1930). Sainte Maxime est une des rares villes de cette côte  à avoir conservé ce patrimoine architectural. Style marqué par la renaissance italienne, l'antiquité et l’art local.

Un nom revient souvent dans la réalisation de ces magnifiques villas : l’architecte René Darde (1883-1960) très prolifique…

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La promenade côtière nous mène au port (le vent nous y pousse…) où pétaradent les tromblons de la fête : la « Bravade » bat son plein au son des fifres et tambours. Femmes, hommes et enfants défilent en costumes provençaux. La statue, les reliques de Ste Maxime  portées en procession  passent devant la tour carrée et entrent dans la petite église aux décors baroques.

Les boutiques  avaient décoré leur devanture en bleu et blanc pour honorer leur sainte.

Nous rejoignons notre hébergement où un pot de bienvenue nous attend à l’ombre des mûriers platanes et au bord de la piscine (que nous n’avons pas eu le temps d’apprécier). Nous avons notre premier contact avec Bob qui sera notre guide pendant notre séjour.

Je souligne au passage l’excellent accueil que nous a réservé tout le personnel de cet établissement.

 

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Un très bon déjeuner fut apprécié avant de suivre la Corniche d’Or vers le Cap Roux, au nord de St Raphaël. C’est déjà l’univers forestier de l’Esterel, vaste espace naturel. L’ascension du Pic commence sous un ciel d’azur et un soleil ardent sous les pierriers de porphyre rouge veinés de vert, les senteurs de lavande,  de ciste, de genêts sur toile de fond bleu marine. Quels contrastes !  Les paysages grandioses  ravirent la troupe. La table d’orientation  à 452 m nous offrit une vue à 360° sur l’arrière pays et le pic de l’ours, le mont Vinaigre point culminant du massif de l'Estérel, les îles de Lérins, la baie de Cannes. Le retour se fit dans une ambiance joyeuse et conviviale. Ce n’était qu’une mise en condition (dénivelée 460m).

Notre guide, Robert nous présenta avec humour les balades suivantes.

Pour de graves raisons familiales,  Geneviève dû malheureusement nous quitter avec tristesse (adieu les gorges du Verdon). Nous récupérâmes Martine qui avait croisait là, par bonheur, les pas de sa fille.  

Retour à l’Hôtel pour quelques heures de détente. La journée de demain sera le clou du séjour et nous nous demandons déjà comment elle se déroulera. Une légère appréhension tenaille certains d’entre nous.

On verra bien, le ciel est bleu, tout va bien… La nuit fut réparatrice au Capet d’Azur.

 

Lundi 16 Mai : C’est le grand jour. Nous arrivons au pont de soleils pour un savant trafic de voitures.  Nous avons un peu de retard, rien de grave,  des itinéraires contrariés…

L’équipe est au complet. Nous partons enfin pour le sentier martel.

 

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 Nous commençons notre descente dans les gorges du Verdon depuis le Chalet de la Malinepar un remarquable chemin et apercevons très vite le vert émeraude du fleuve. Le Verdon lui doit son nom. Dans un premier temps pas d’obstacle majeur, le sentier se déroule sous nos pieds agiles. C’était trop beau, quelques difficultés surgissent et  nécessitent l’aide efficace et rassurante de Robert, qui n’a pas cessé de nous tendre la main tout au long du parcours, mais aussi  nous conseiller dans le choix des prises ou des appuis.  Des mains courantes par-ci par-là étaient aussi les bienvenues.

 

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Pour les sujets au vertige, Robert rassure. Le sentier est magnifique jalonné de thym odorant, d’une belle végétation et souvent se faufile dans la forêt. Nous jouons les montagnes russes au grès des caprices du chemin.  

Attention, nous arrivons à la faille Imbert, celle qui a suscité bien des questions, des inquiétudes aussi.

Plus question de reculer ;  les  252  marches métalliques (divisées en 6 échelles) coincées entre  deux pans de roche sont sous nos pieds et nous offrent un moment des plus spectaculaires. Le Verdon coule  quelques centaines de mètres  plus bas. Impressionnant !

Allons-y. Robert en tête pour « dédramatiser » la situation et soutenir moralement Françoise. Christine rassure Martine. Jean-Claude ferme la marche et c’est la descente « aux enfers » pour certains, abrupte (je ne l’avais pas imaginée aussi raide…). Gardons nos distances pour ne pas nous gêner. Chacun retient son souffle.

Voici la fin de ces interminables marches. Les jambes un peu flageolantes, nous nous remettons   de nos émotions. La randonnée continue de longer le lit de la rivière vers la traversée de deux tunnels de 100 et 600 mètres (lampes de poche obligatoires).  Avant d’arriver aux tunnels on peut voir sur l’autre rive les tours de Trescaïre, deux impressionnantes pyramides monolithiques.

On s’en souviendra, c’était vertigineux et à la fois  grandiose, sublime, attirant. Nous rejoignons le point sublime en attendant nos chauffeurs. Après toutes ces émotions nous avons bien mérité une bonne  bière pression. Eux aussi... bien sûr !

Tout le monde est sain et sauf. Carmen notre gazelle, blessée sur le terrain  (paradoxalement plat) se remet, Marina souriante est fière de l’ « avoir fait ». C’était une randonnée sportive et accidentée… (dénivelée 650m)

 

Mercredi 17 Mai : Le lendemain « l'équipe» est au complet au petit-déjeuner ;  mais beaucoup feront un break pour soigner leurs bobos, leur peur rétrospective ou faire les boutiques de Ste Maxime… Nous partons donc à 16 pour les 3 croix de Roquebrune sur Argens.  Roquebrune la sentinelle de la baie de St Raphaël, magnifique masse rocheuse offre de magnifiques panoramas.Nous parcourrons tout d’abord un très beau sentier parmi  cistes,  lavandes papillon, pois de senteur, bruyère etc… et une belle forêt de chênes liège dans laquelle nous avons pique-niqué.

 

        CIMG0735    CIMG0742   ch_ne_li_ge    Roquebrune

 

1er arrêt : 3 défections pour les 3 croix…Elles ont senti le vent  venir… En effet la dernière montée   (30 minutes seulement) s’apparente à de l’escalade, que les plus mordus ont bien appréciée par son côté inhabituel. Là haut à 373 m un paysage à 360 ° avec les trois croix dominant la vaste plaine du Muy, les Maures, l’Esterel, l’Argens.  

Ce lieu s’appelait autrefois les Trois Croix. Celles-ci n’ont pas résisté au temps et c’est en 1990 qu’on demanda au sculpteur Bernar Venet d’élever 3 croix. Elles rendent hommages à trois peintres de la crucifixion : Giotto, Grunewald et El Greco. Il existe deux légendes se rapportant à ce lieu (à vous de chercher)

Retour tranquille jusqu’au village de Roquebrune sur Argens.

L’après- midi un grand nombre d’entre  nous n’a pas résisté à l’appel irrésistible de la « grande bleue ». Après une traversée d’une quinzaine de minutes, nous débarquons à St Trop pour une escale de quelques  heures. Pas de stars en vue… Malgré sa médiatisation, St Tropez  (en faisant abstraction des yachts ostentatoires, ce qui paraît difficile) a su gardé la simplicité d’un village provençal avec son dédale de ruelles fleuries.¨Nous nous sommes trouvés dans l'ambiance des fêtes votives car elle aussi fêtait son saint patron.Ce fût un après-midi de détente avec pour les plus gourmands la dégustation de la fameuse « tarte tropézienne », la vraie…

            

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Jeudi 18 Mai : le dernier jour de ce circuit méditerranéen s’annonce radieux.

Nous nous sommes réservés le chemin du littoral entre la plage de Gigaro (face au cap cavalaire)et Le cap Lardier. Balcon sur la méditérranée, miraculeusement soustrait à la convoitise des  promoteurs par le conservatoire du littoral. Le sentier  monte et  descend sans arrêt et s’avère assez sportif,  sous ses apparences faciles. La déclinaison des couleurs de la végétation se marient sous fond de toile bleu marine ou turquoise. Nous décidâmes de pique-niquer sur l’isthme de Cap Taillat.

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                                                                             Isthme du cap Taillat                 Le cap Lardier

 

L’attrait de la mer est trop fort pour Martine, Michèle, André et Jean-Claude  ….

Plouf… elle est très fraîche... mais tant pis, c’était trop tentant ! Nous rentrons tranquillement après avoir traverser une belle pinède. Dégustation incontournable dans une cave locale avant de reprendre nos voitures.

La journée n’est pas finie et certains font un détour par le charmant village de Ramatuelle.

 

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 Nous partageons  un dernier apéro sur la  terrasse ombragée de l’hôtel pour échanger nos impressions sur ce séjour si empreint de couleurs, et de sensations. Bob nous décerne le  « diplôme du randonneur » en soulignant avec humour les traits de caractère de chacun d’entre nous, fort bien étudiés d’ailleurs… et la remise de jolis cadeaux des mains de nos amis randonneurs aux organisateurs, dont le contenu était savoureux.

 

Amis randonneurs vous avez été formidables ! bonne humeur, amitié, solidarité ont rendu ce séjour très chaleureux.

Remercions tout particulièrement Jean-Claude qui nous avait trouvé un séjour sur mesure…

 

Ceux qui ont joué les prolongations ont apprécié la beauté provençale des petits villages nichés dans l’arrière pays…

 

A la prochaine

 

Michèle L.

 

Quelques précisions pour ceux qui aiment les chiffres : Nous avons fait environ 47 km

Dénivelée positive : 1775m.   Dénivelée négative : 1650 m