L’or rouge : ses légendes, ses vertus.

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                          Crocus sativus 

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              La plantation au mois de Mars                               

   Une pointe  d’exotisme aux portes de Bordeaux : tout sur  les vertus de cette épice rare à la couleur dynamique, un avant goût de parfums d’orient, des vertus gustatives, tinctoriales, médicinales.

Le sujet proposé par Paulette a dû en intriguer plus d’un… Du safran à Bordeaux ?  

Chantal  Pelette nous accueille et nous fait part de sa passion pour cette culture qu’elle développe depuis quelques années avec son mari.

"Sois satisfait, des fruits, des fleurs et même des feuilles, si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles"

A  Ambarès nous découvrons ce petit lopin de terre de 700 m2 ou sont également  cultivés des plans de légumes,  des fleurs 

Ce n’est pas la saison de la récolte et nous ne verrons pas les crocus en fleurs ; mais Chantal Pelette nous conduit vers les mystères de cette épice sous sa petite serre.

Les stades de la culture : les Cormes (bulbes provenant du Quercy) Plein rendement la 3ème année.

Sol argilo calcaire pauvre mais bien drainé et ensoleillé. Résiste à -10°.  La plantation se fait  en été,  (à la portée de tous). Les plantations n’ont pas souffert du froid cette année.

La culture du safran est essentiellement artisanale. Elle demande beaucoup de soin, une manipulation délicate, de la récolte (en octobre durant environ 3 à 4 semaines)  en passant par l’émondage, le séchage, afin de respecter la qualité de l’épice. Seuls les 3 stigmates très longs du pistil d’une couleur très rouge sont prélevés de ce crocus dit sativus, famille des iridacées, confondu parfois  avec le colchique de même couleur lilas (toxique). Tous les 3 ans les bulbes ou cormes doivent être divisés pour éviter l’appauvrissement de la terre et  sont replantés sur d’autres  parcelles.

Une fois la récolte passée  la plante reste en dormance.

Epice rare, convoitée et copiée

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Le vrai ou le faux ?  Les pièges à éviter :

Chantal Pelette nous met en garde : ne pas confondre avec  le curcuma dit le safran des Indes, les œillets d’inde et bien d’autres ersatz. Se fier à sa couleur très rouge, son odeur inimitable. Mais là encore méfiance, la présence d’autres plantes peut se mêler subrepticement au safran.

Pour un garantie d’authenticité : s’approvisionner à la ferme ; vous y trouverez le vrai de vrai.

 Pourquoi l’or rouge : son prix environ 3000 € le kg

La récolte de la ferme : 200 g/an

 Le safran dans tous ses états :

 Chantal Pelette nous conduit à l’étape dégustation

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En cuisine : qualité gustative ou exhausteur de goût

Toutes les audaces sont permises : Sirop safrané, confiture (fraise, melon, abricot)

Il relève le goût ou donne une mise en bouche prolongée d’un mets, et enfin  dégustation de pain d’épices, de limonade. Des résultats divers suivant les associations.

 Le safran nous ayant dévoilé ses petits secrets, Paulette nous mène vers une randonnée de 13 km autour d’Ambarès et ses lacs.

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Merci pour cette journée très instructive

 

Michèle L.