LE CHATEAU DES DUCS D’EPERNON  - CADILLAC, ses alentours

Jean-Pierre est déjà  à l'entrée du Château Fayau où nous avions rendez-vous, pour nous diriger vers le bon chemin.

Au programme une mise en jambes de 12 km environ pour les 23 participants de cette journée à thème.

Que la campagne est belle !  A peine réveillée par quelques touches de vert et l’éclat des premières fleurs

 

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La journée s’annonce lumineuse.  Nous parcourons des coteaux  avec en ligne de mire le petit bourg d’omet,  parfois des bois,  pour découvrir  enfin niché dans son parc le château Ricaud,  au décor digne de la belle au bois dormant.

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                  Château Ricaud

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      parfum de violette ?                                                                             curieux...                                                                            

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                  Château Fayau

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A midi sonnantes, nous voilà de retour pour un petit réconfort.  Suit la visite très instructive des chais du château Fayau par les bons soins de son propriétaire , Monsieur Mèdeville. Nous méritons bien une dégustation avant le pique-nique pris au soleil déjà chaud du mois de mars.

Notre guide nous  attend  à 14h30 pour une visite du château des Ducs d’Epernon. Petit retour à travers l'histoire.  

Avant de nous imprégner de  l’histoire du château, parlons un peu de Cadillac

La bastide de Cadillac comme le château domine la Garonne et l’Oeuille.

  Cliquez ici  Cacfiflac se

 Le lieu d’une « ville idéale » :  dénomination donnée aux bastides.

Plan géométrique aménagé autour d’une place carrée et d’axes de circulation qui font de la bastide une cité modèle, lieu d’échanges et de vie commune.

La bastide de Cadillac s/Garonne fut créée au XIIIe siècle avec l’appui du Roi d’Angleterre.

Sa mission : empêcher le passage des troupes françaises.

Bâtie au sommet d’un éperon rocheux. Elle conserve de son passé militaire de nombreux témoignages.

Deux portes subsistent ainsi qu'une partie de l'enceinte

La porte de la mer : permettait aux gabarres d’accoster à marée haute. Echelle des crues (XXe s)

Le carruet : passage interne destiné à la circulation des soldats et à desservir les archères percées dans l’enceinte des remparts

Partiellement conservé

La porte de l’horloge : XIVe s.

L'Eglise St Blaise et St Martin (XVe XVIe et 1853 – la flèche) accolée au mur nord de l’enceinte de la ville abrite la chapelle funéraire des ducs d'Epernon.

 « La petite histoire » : On raconte qu’en des temps très reculés, le seigneur Lamothe-Cadillac créa en Louisiane un comptoir près des grands lacs. Ce hameau devint Detroit, aujourd’hui capitale de l’automobile et c’est en l’honneur du fondateur de celle-ci qu’aurait été baptisée « Cadillac » la prestigieuse voiture américaine....légende ou réalité ?

Le château : 4 époques ont marqué son histoire

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  •  En 1598 Henri IV poussa le duc d’Epernon à s’installer à Cadillac, autant pour l’éloigner que pour surveiller une position stratégique. 

Le château de Cadillac  remplacera l’ancien château féodal. Pour le construire il fallut raser une partie de la ville fortifiée.

  • Epoque trouble : 1661-1918

Ses successeurs peu fortunés et peu concernés démontèrent les ailes du château pour vendre les pierres  au XVIIIe. Puis il fut

saisi sous la révolution, Pillé  et abîmé. Puis Restitué sous l’empire  et enfin vendu à l'état

  • Le château-prison (1818-9152). Il fut notamment une maison de redressement pour femmes. A cet effet,

le château vit la construction de deux ailes plus basses comportant des aménagements intérieurs (dortoirs, ateliers, réfectoires)

Le père Lataste né à Cadillac oeuvra pour réhabiliter  d’anciennes détenues en obtenant  la création d’un ordre monastique en 1866 : les sœurs dominicaines de Béthanie dont un des couvents fut ouvert à St Morillon et jusqu’à ces dernières années ce couvent perpétua la tradition d’accueil de religieuses au passé trouble, mais volontairement tenu secret.

  • Réhabilitation depuis  1952. Racheté par le ministère de la culture, puis placé sous la direction des monuments historiques, il fut restauré, transformé en château-musée.

 Le château : son style

1er exemple d’architecture à la française, il a conservé malgré les vicissitudes de l’histoire fière allure.  

Il n'est pas considéré comme étant d’architecture renaissance, ni classique. Notre guide la classe dans une période de "transition austère".  L'intérieur se compose d'appartements ducaux et royaux. 

Cette demeure quasi royale fut achevée vers 1640. Ses dépendances s’étendaient  au nord de la bastide : écuries, manège, potager, verger, orangeraie, parc. 

Monument d’apparat  prestigieux, il rivalisait avec les domaines royaux. Il incarnait la puissance et la fortune de son propriétaire Jean-Louis Nogaret de la Valette (1554-1642, 1er duc d’Epernon). A 30 ans il était pair de France, conseiller d’état,, Maréchal  favori du Roi Henri III, haut personnage sous Henri IV et Louis XIII.  Il  Epouse Marguerite de Foix qui lui apporta de nombreux fiefs girondins : Arbis,  Beychevelle, Puy Paulin à Bordeaux... A 30 ans il gouvernait 1/5ème de la France.

On le disait brave, mais avide et ambitieux, l’un des grands les « plus turbulents du royaume. Il mourut en disgrâce en 1642. Il connut 6 royautés. Sa forte personnalité, ses talents militaires ou d’administrateur le rendaient incontournable.

On comprend la devise : "C'est dans l'adversité qu'il brille le plus"

Eloigné du pouvoir en 1638 par Richelieu qui le redoutait, il tomba en disgrâce. Suite à une violente dispute avec le cardinal 

Henri de Sourdis qui l’excommunia, Il fut exilé à Loches où il mourut à l’âge de 88 ans. 

Le château servit de prison de femmes vers 1818  avant d’être désaffecté suite à la mutinerie de 1928  pendant laquelle il fut en partie détruit. Une exposition en sous-sol témoigne de cette rude période.

Malgré sa protection au titre des monuments historique, château et décors subirent des dégradations.

En 1952, il est enfin rendu à sa destinée historique. A ce moment-là, il fut restauré. L’édifice a conservé la plupart de ses baies et une partie de son décor d’origine. Il fut réhabilité pour être ouvert à la visite. Il fallait effacer plus de cent ans d’univers carcéral.

Petit à petit le château recouvre son lustre, met à nu les décors d’origine : plafonds à la française ou à l’italienne, volets peints.

Ceux qui ont visité cet édifice voilà de cela quelques années  ont pu constater   les étapes de la restauration et cela continue avec l’introduction de tableaux. Les murs se sont parés de 23  magnifiques tapisseries réprésentant des allégories et des scènes de la mythologie (contraste avec des salles complément dépourvues de mobilier),  une seule figurait dans le décor du château ainsi qu’une armoire d’époque  très bien conservée.

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                                     CIMG1968 les jardins

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                                                            Détail d'une tapisserie

Point fort de la visite :  les cheminées monumentales en marbre polychrome pour la plupart,  Un faste  que l'on peut imaginer et qui accueillera Louis XIII et Louis XIV.

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Nous découvrons aussi de cabinet de travail  appelé aussi « la moutarde » tant le caractère du duc était sujet à de fréquentes sautes d’humeur…

Petit à petit le château retrouve son âme et mérite vraiment le détour, si vous ne l'avez déjà visité...

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Nous nous séparâmes, riches de ce bout d'histoire en remerciant chaleureusement Jean-Pierre qui nous une fois de plus déniché de magnifiques chemins. 

Prochaine randonnée à thème : le 5 Mai à Talmont et Meschers

A bientôt

Michèle L.

 Avec la collaboration de Roger V.