L’endroit était prometteur….. Ne restait qu’à profiter d’une belle météo clémente.. ! Ce fut le cas.

Le parking, lieu de rendez-vous et de départ de la randonnée des 20 km donnait la tendance. En garant les véhicules sur cette place centrale ombragée de Saint Macaire, il y avait comme un air de vacances qui planait ce dimanche 12 mai dernier.

La commune de Saint-Macaire se situe sur la rive droite de la Garonne au niveau du fleuve où l'effet des marées s'estompe, à environ 47 km au sud-est de Bordeaux. La ville en elle-même est érigée sur un promontoire rocheux qui domine la plaine alluviale et est constituée de deux entités : la ville ancienne, au sud, et la ville neuve, qui s'est principalement développée au nord de la vieille ville.

La ville ancienne, de forme semi-hémisphérique est concentrée autour de l'église Saint-Sauveur, de l'ancien prieuré et de l'emplacement de l'ancien château fort (aujourd'hui détruit). Entourée de remparts, la ville est encadrée par les faubourgs du Thuron, à l’Est et Rendesse, à l’Ouest, apparus au Moyen Âge et protégés par des murailles.

À la fin du XVIII siècle, Saint-Macaire connaît un regain d'activité grâce à l'industrie de la pierre. Pour extraire de la pierre, de véritables carrières sont creusées dans le rocher soutenant la ville, et plusieurs monuments du bourg (notamment les remparts et le donjon du château) sont démantelés. Les pierres obtenues sont ensuite vendues à Bordeaux. C’est ainsi que le Pont de Pierre de Bordeaux est en partie construit avec des pierres macariennes. Cependant, l'activité finit par s'estomper, d'une part parce que les carrières creusées sous la ville sont trop profondes et menacent d'effondrement plusieurs habitations, d'autre part parce que le démantèlement des monuments macariens finit par être interdit par la préfecture (1876).

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Laissant derrière nous le coeur de ville macarien, à  travers les rangs de vignes, quelques km plus loin, notre regard fut attiré par un  balai de très belles « cylindrées » et « carrosseries » qui semblaient toutes se rendre au même endroit… La curiosité fit ralentir le pas des randonneurs… Les joyeux convives se rendaient au Château Malromé…. Un petit coup d’oeil à notre montre nous rappela qu’à notre tour, nous n’allions pas tarder à faire la pause « pique nique », mais aussi que certainement nous n’aurions pas le même menu…..

Ce lieu d’exception attire la clientèle par son histoire et sa cuisine, on vous en dit un peu plus :

Catherine de Forcade, veuve du Baron de Malromé fait l’acquisition en 1780 du Château Malromé, marquant de sa personnalité le domaine qui porte depuis lors son nom.

En 1847, le Château est transmis à Jean de Forcade, président du Conseil d’Etat sous Napoléon III, et à son demi-frère, le Maréchal de Saint-Arnaud, gouverneur de Paris et ministre de la Guerre qui vont le faire restaurer.

Puis, la Comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec l’achète en 1883, attirée par la proximité du lieu de pèlerinage de Verdelais et la présence de sa cousine Madame Pascale au Château de Respide.

Ouvert depuis juin 2018, Adèle x Maison Darroze est le fruit d’une envie partagée de Malromé et de la Maison Darroze : offrir une expérience nouvelle qui associe patrimoine historique, artistique  et culinaire en Entre-Deux-Mers.

À la carte, une cuisine gourmande, imaginée au fil des saisons, dans laquelle les saveurs s’épanouissent de façon authentique. Adèle x Maison Darroze propose des mets savoureux et inventifs, métissant habilement la gastronomie française et les influences de l’Asie chères à Henri de Toulouse-Lautrec.

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En fait, en guise de mets raffinés, la richesse du pique nique du randonneur réside toujours dans le fait qu’il se passe dans le meilleur coin que Dame Nature puisse offrir à ce moment là et nous fûmes cette fois-ci encore gâtés !

« Requinqués » nous sommes repartis en direction de Verdelais, haut lieu de pèlerinage en plein cœur du vignoble bordelais, en Entre-deux-Mers.

Nous avons atteint la Commune du Verdelais et emportés par la Magie du lieu. Nous avons emprunté le chemin de croix, jalonnant  le sous-bois du mont Cussol, composé de quatorze chapelles identiques, quant à leur forme et leur taille, qui mène à un calvaire monumental surplombant les coteaux de Garonne, offrant un panorama unique sur les Landes girondines, le vignoble de Sauternes ou encore les Châteaux de Fragues et Yquem.

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En parcourant ce Chemin de croix, nous n’avons pas manqué de nous retourner pour admirer la basilique Notre-Dame, située dans le bourg en contrebas, dont le clocher est surmonté d’une imposante Vierge recouverte d’une pellicule d’or et de faire un détour par le cimetière où repose notamment le peintre Toulouse-Lautrec décédé dans le Château voisin de Malromé.

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Ensuite, Christian Paulet, notre animateur de la journée nous a guidé jusqu’à la colline la plus époustouflante de Verdelais, de notre point de vue : le mont Cussol où domine un moulin à vent construit au début du 18ème siècle (1730) par des moines célestins qui avaient alors la charge du sanctuaire de Verdelais.  Dominant la rive droite de la vallée de la Garonne, ce moulin a été complètement rénové dans les années 2000, appareillage de meunerie compris.

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Laissant derrière nous ces hauteurs, nous avons très vite rejoint le Domaine de Malagar, demeure familiale de François Mauriac.

La commune de Verdelais a constitué l’un des décors de l’enfance et de l’adolescence de l’écrivain, qui la qualifiait même de “colline inspirée”. 

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François Mauriac voit le jour en 1885 à Bordeaux avec une double ascendance, du côté maternel, celle d’une bourgeoisie urbaine catholique et du côté paternel, celle de propriétaires terriens en Sud Gironde, entre landes et vignobles. Après des études de lettres, il quitte l’Aquitaine pour Paris et démissionne de l’École des Chartes où il était admis pour se lancer dans une carrière littéraire.

C’était un écrivain français. Lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française en 1926, il est élu membre de l'Académie française au fauteuil nᵒ 22 en 1933. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1952. 

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Peut on parler d’une « Randonnée Historique », non tout de même pas, mais en tous cas cette très belle randonnée très instructive aura permis de connaître ou redécouvrir  ce remarquable haut lieu de Pèlerinage, paysage de la foi catholique en Aquitaine, riche d’histoire, d’art et de culture.

En remontant dans nos voitures, nous nous sentions « des Pèlerins »  un peu plus apaisés, un peu plus légers. Mais grandement « enrichis » par Christian, Notre dévoué Serviteur de la journée. Saint Macaire et ses environs n’ont désormais plus ou presque plus de secrets pour Nous…

V. RENAUT