Dimanche 23 Juin : La journée s'annonçait chaude...   départ vers 7h45 pour une escapade chargée en belles surprises vers une destination inattendue et originale. Comme chaque année le réveil matinal n'a pas rebuté les 50 randonneurs qui voulaient terminer la saison "en beauté". Dès notre arrivée le club avait prévu un  petit déjeuner sous les arbres pour prendre quelques forces...

Le site de Crazannes : un lieu surprenant où la nature a repris ses droits. Véritable jungle luxuriante dans ce décor de pierre dont notre guide nous révèle l'épopée. 13 ha d'anciennes carrières à ciel ouvert de cette pierre calcaire très blanche, presque pure, celle qui a servi à la construction de bon nombre d'édifices tels : Fort Boyard, la cathédrale de Cologne, les fortifications de Vauban... un pierre appréciée pour sa résistance, extraite pendant 2000 ans, d'abord à l'époque romaine, puis du temps des seigneurs. Cette activité fut aussi celle de paysans. Double et dur labeur pour ces hommes lorsque l'on compare nos techniques à celles d'alors. Les carrières ont fermé en 1948 ne pouvant plus concurrencer le béton moins cher.

Nous avons passé une heure en immersion (et bien casqués) au milieu d'un cadre unique et dépaysant dans le dédale d'escaliers, de pierre, de plantes dont les belles scolopendres. C'est aussi le refuge de petits mamifères, oiseaux et chauve-souris.... et d'araignées. très réceptifs aux commentaires de notre guide sur les méthodes d'extraction, la vie des carriers, nous n'avons pas vu passer le temps.

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Quand la nature reprend ses droits...

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Après cette visite et celle du petit musée attenant, notre chemin se poursuit à travers forêts et champs vers les Lapidiales. Dès 2001 les Lapidiales investissent l’ancienne carrière des Chabossières à Port d’Envaux pour la sculpter à même les fronts de taille. C’est un perpétuel chantier où les artistes des 5 continents évoluent autour de thèmes universels : l'eau, la terre, l'air, le feu et le temps. C'est un lieu de partage, une œuvre collective qui progresse. L'ensemble de ces oeuvres est remarquable. (les photos ne peuvent être diffusées). Le site devenu trop réduit, une suite a été lancée avec la « galaxie de pierres levées », projet de création de 365 mégalithes dédiés aux cultures des 5 continents (de 2012 à 2018 : 45 mégalithes ont été sculptées). Le polissage de cette pierre si blanche tend à la comparer parfois à du marbre.

Nous quittons ce décor extraordinaire de pierre pour nous diriger le long de la paisible Charente en passant par le château de Crazannes et rejoignons celui de La Roche Courbon situé à Saint-Porchaire.

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Le château fut classé monument historique en 1946. D'abord forteresse de type défensif, construite sur les bords du Bruant, au XVe s. par Jean II de Latour, naturellement défendue par le marais, elle est le témoin d'une longue histoire. Sous l'édifice, des grottes préhistoriques témoignent de la présence de l'homme il y a 120 000 ans. Subsistent également l'enceinte d'un village gallo-romain, des tombes mérovingiennes, des restes d'un mur du XIe s.

C'est jacques de Courbon qui libèrera une indivision de plus de 100 ans. Son petit-fils Jean-Louis au XVIIe s. transformera la forteresse en une demeure d'agrément. Le château est alors à l'apogée de sa beauté. De larges fenêtres sont percées, des arcades de style renaissance sont rajoutées et en toile fond un jardin à la française, conçu avant celui de Versailles. En 1785 le marquis Sophie-Jacques de Courbon retrouve le bien familial et entreprend des embellissements. En 1817 sa fille vend le château aux enchères. Le long sommeil du château commence avant sa renaissance au XXe s.

En 1920, un saintongeais polytechnicien passionné d'art Paul Chénereau ému par l' appel de Pierre Loti dans le Figaro pour sauver la forêt et   le château  dit "du bois dormant" rachète le domaine et promet à l'écrivain qu'il sauvera le château. Il consacrera sa fortune à sa restauration.  Il ouvrira ses portes à la visite en 1946. Dès 1967 ses enfants prennent le relais.  Avec l'aide de l'état, du département et de la région plusieurs tranches de travaux furent entreprises. Une importante partie de l'extension des jardins avait été conquise sur les marais (défense du château primitif). Il a fallu reconstruire l'ensemble enfoncé dans la vase sur des pilotis. Le château est habité une partie de l'année. Il est dans la même famille depuis un siècle.

L'intérieur révèle aussi des pièces d'un grand intérêt, notamment ce cabinet tout en bois sculpté, pièce maîtresse du château illustrant les 12 travaux d'Hercule, un mobilier soigneusement reconstitué.

Nous avons pris notre temps pour parcourir les jardins et admirer les belles perspectives.

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Photos

Il est temps de reprendre la route après un dernier rafraîchissement. Voilà une destination qui nous a plongés dans une atmosphère toute particulière...vers des lieux parfois insoupçonnés.

Merci à ceux qui ont pris l'initiative de cette destination et en ont assuré le bon déroulement (particulièrement Marie-Pierre)

A très bientôt

Michèle R.

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