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TOURING PEDESTRE BORDELAIS
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Touring Pédestre Bordelais



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TOURING PEDESTRE BORDELAIS
12 mai 2022

Samedi 7 mai 2022 : visite du village d’Aubeterre-sur-Dronne et randonnée aux lacs de Guizengeard

Par une journée quasi estivale nous étions 17 randonneuses et randonneurs à avoir fait la route pour découvrir Aubeterre-sur-Dronne, village labellisé parmi les « Plus beaux villages de France » et les « Petites cités de caractère », situé au sud de la Charente, en limite du Périgord.

Visite d’Aubeterre le matin
En arrivant au village, le charme opère aussitôt. On est séduit par son implantation en amphithéâtre, sur un promontoire dominant la Dronne, avec ses rues et venelles où sont venues s’accrocher des maisons aux pierres blanches et aux belles tuiles couleur miel. Le village doit d’ailleurs son nom à sa roche calcaire : du latin « alba terra », terre blanche.
Aubeterre a vu le jour à la fin du 10ème siècle devenant une place forte très convoitée au fil des siècles. C’est alors une vicomté, liée selon les époques au comté d’Angoulême ou au duché d’Aquitaine et une étape reconnue sur le chemin de Compostelle.
La visite guidée de l’église monolithe étant prévue en fin de matinée, notre petit groupe est alors parti à la découverte des autres témoignages du passé historique et religieux d’Aubeterre-sur-Dronne en suivant un circuit pédestre d’1,6 km balisé par la commune : le château, les couvents, l’ancien hôpital Saint-François et l’église St-Jacques.

carte

Le château : Il domine le village et s’inscrit totalement dans la cité.

chateau

D’ordinaire, le portail d’entrée permet de rentrer dans la cour et d’admirer le point de vue sur la Dronne. Nous n’avons pas eu cette chance et nous avons dû nous contenter de le voir en biais et heureusement plus tard de face lors de notre balade pédestre.
Ne restent de l’ancien château féodal que les communs, transformés aujourd’hui en habitation et le châtelet d'entrée, tour rectangulaire d'aspect massif reconstruite au XVIe siècle.
Poursuivant notre déambulation dans le village nous sommes partis à la recherche des vestiges des 3 anciens couvents d’Aubeterre.

Le couvent des Minimes
Descendant la jolie rue Pierre Véry (écrivain et scénariste de « Goupil Mains Rouges » et des « Disparus de St-Agil »), nous découvrons d’abord l’ancien Couvent des Minimes, transformé en maison de retraite de nos jours.
Une dizaine de moines venus de la maison-mère de Blaye en Gironde s’installèrent à Aubeterre au début du XVIIe siècle. Les Minimes font partie des grands ordres mendiants, comme les Franciscains (Cordeliers) dont ils sont issus.
Seule la chapelle est accessible au public : elle offre la particularité d’avoir un grand retable classique en pierre (début XVIIIe siècle) ce qui est surprenant pour une petite église de campagne ; ils sont habituellement en bois peint de style baroque.
Dans une ouverture sur l’un des murs de la chapelle, nous avons pu admirer le cloître, aux lignes pures et à l’atmosphère lumineuse, ressemblant fortement à celui de Blaye, maison-mère des Minimes d’Aubeterre.

Le Couvent des Cordeliers
Transformés en détectives amateurs, nous avons fini par dénicher les traces de l’ancien couvent des Cordeliers, disparu pendant les guerres de religion : sur le mur d’une maison particulière subsistent une arcade et trois baies aveugles ornées d’une coquille Saint-Jacques.
Etablis à Aubeterre depuis le XIIIe siècle, les Cordeliers étaient puissants et possédaient de nombreuses terres et dépendances. Ce sont les Minimes qui les ont remplacés.

Le Couvent des clarisses
Avant d’être un couvent de nonnes, c’était un bastion qui protégeait le haut de la cité, faisant face au château, dominant également la vallée de la Dronne.
A partir de 1620, la congrégation des Sœurs de Sainte-Claire s’installe dans le village. Elles accueillaient les filles de bonne famille venues se retirer dans ce couvent.
A l’heure actuelle, c’est une grande propriété privée dont la façade s’ouvre par un porche surmonté d’une tour début XVIIe. Cette tour, surmontée de mâchicoulis sur consoles et d’un chemin de ronde, témoigne du passé militaire du bâtiment.

L’église St-Jacques

eglise

chapiteau

 

 



 

 

 
De la collégiale Saint Jacques, consacrée en 1171, édifiée pour répondre à l'afflux de pèlerins en route vers Compostelle, ne subsiste que sa façade richement sculptée, merveille de l’art roman saintongeais.

Sérieusement endommagée durant les guerres de religion elle a été presque entièrement reconstruite à partir de 1710. S'inspirant du modèle des cathédrales d'Angoulême et de Poitiers, l'église a été construite avec la pierre calcaire du pays ; sa façade tripartite va faire se rencontrer les multiples influences venues d'orient et d'occident qui font de l'art roman un art de synthèse.
Le portail, dont un arc polylobé trahit des influences hispano-mauresques, comprend cinq voussures ornées de motifs géométriques et des chapiteaux sculptés. Les parties supérieures comprennent un zodiaque, une arcature romane (ayant sans doute reçu des statues des douze apôtres, aujourd'hui disparues) et quelques représentations symboliques (coquilles Saint-Jacques) d'une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Ancien hospice Saint-François

hospice

Sous la responsabilité des moines Cordeliers, il fut édifié afin de porter secours aux pèlerins, malades et indigents. C’est une propriété privée à l’heure actuelle.

L’heure de notre visite guidée approchant, nous nous sommes dirigés vers l’église Saint-Jean en traversant de belles rues et venelles très fleuries, ainsi que la place Trarieux bordée de maisons anciennes magnifiques. Cette place doit son nom à Ludovic Trarieux, avocat, fondateur et premier président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, né à Aubeterre en 1840.

 L’église souterraine Saint-Jean

souterraine

Au début du XIIe siècle, Pierre de Castillon, vicomte d'Aubeterre, fait creuser l'église (ainsi que celle de Saint-Emilion), sur le site de sa seigneurie. Il est probable qu’il se soit inspiré de modèles visités en Cappadoce pour la technique de creusement du haut vers le bas (moins dangereuse que l'inverse).

En pénétrant par la porte en bois qui conduit dans l’immense cavité calcaire, on ne peut qu’être saisi par l’architecture atypique de la construction. La grande salle est soutenue par deux piliers octogonaux monolithes qui attirent immédiatement l’attention tant ils sont imposants. Les voûtes taillées dans le roc atteignent près de 20 mètres de hauteur !
Le plus bel élément demeure certainement le reliquaire hexagonal qui trône au centre de l’abside. Ce mobilier en pierre à deux étages, inspiré du Saint-Sépulcre de Jérusalem, est taillé d’un seul bloc et haut de six mètres ! On se sent tout petit à côté de lui…
Dans l’alignement de celui-ci se trouve une cavité ornée d’une croix grecque. S’agit-il d’une fosse à reliques pour la croix rapportée de croisades par Castillon ou d’une cuve baptismale ? Les deux hypothèses restent avancées.
L’église est bordée sur trois de ces côtés par une galerie circulaire à laquelle on accède par les 80 marches d’un escalier taillé dans la roche calcaire. Elle réserve à 18 mètres de haut une vue d’ensemble étonnante de la grotte. Le mur opposé, qui atteint un mètre quatre-vingts d’épaisseur est percé de trois grandes baies qui permettent l’éclairage direct du sanctuaire. Cette luminosité en provenance du ciel participe à l’ambiance mystique du lieu.

reliquaire

Ci-dessus le reliquaire monolithe de l’église souterraine vu des galeries circulaires.

Une ouverture taillée dans le roc permet d’accéder à un espace saisissant dont le sol est évidé d’une centaine de tombes témoignant de l’importance sacrée du lieu. Une vaste nécropole du IXe siècle s’étend à nos pieds avec ses 170 fosses et 80 sarcophages médiévaux. Contrairement à un cimetière classique où l’on retire la terre pour inhumer les morts, ici on posait les sarcophages au sol pour les recouvrir ensuite de terre. Les nobles étaient quant à eux placés dans des enfeus (niches funéraires creusées dans la paroi) situés dans le vestibule d’entrée.
L'église Saint-Jean a eu le titre d'église paroissiale jusqu'en 1794, où elle a été transformée en fabrique de salpêtre afin d'alimenter en poudre à canon les armées révolutionnaires. Elle est ensuite devenue cimetière, fonction qu'elle a conservée jusqu'à ce qu'un arrêté de salubrité publique mette fin à cette pratique au milieu du 20ème siècle.

La crypte
Creusée sous le cœur de l’édifice était sans doute réservée à l’usage des chanoines. Elle comporte un couloir décoré d’arcades, long de 17 mètres qui conduit au cœur. Dans l’abside se trouve un petit autel taillé dans la pierre ainsi que deux sièges sculptés dans la paroi. Cette chapelle souterraine a été découverte par hasard en 1961. Il semblerait qu’elle avait été comblée à la suite de l’effondrement du cœur de l’église.

crypte

Crypte de l'église Saint-Jean au fond de laquelle l'on peut deviner une image

Randonnée aux lacs de Guizengeard l’après-midi
Après avoir pris notre temps pour un pique-nique bien mérité sur les bords de la Dronne, Christine nous a emmenés à Guizengeard pour une courte (4/5 km) mais belle randonnée autour de 3 de ses lacs.

lacs


A l’origine, le site était une carrière d’argile blanche (kaolin) dont l'exploitation a laissé de profonds trous aujourd'hui remplis d'eau de pluie. L'acidité du sol ne permet pas le développement de la vie dans ces eaux qui sont d'une transparence cristalline.
Par un effet de contraste avec les berges blanches, les lacs apparaissent d'un étrange bleu pour le premier, puis d’une magnifique couleur bleu turquoise pour les 2 suivants.
Le spectacle est magnifique et nous ne sommes pas prêts de l’oublier !
Marie-Claude et Régine

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Commentaires
M
Bravo à Régine et Marie Claude pour ce magnifique reportage ! Michèle R.
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Marche rapide le samedi

(voir programme)     (6-6,5 km/h)  

Ses bienfaits :
- Renforcement des membres inférieurs (muscles des jambes, fessiers), des abdos et muscles spinaux.
- Affinement de la silhouette, par une pratique régulière, et accompagnée d'une alimentation adéquate.
- Amélioration du rythme cardiaque, de la respiration et de l'équilibre.                                   
Cette activité permet d'allier sport de plein air et dépense énergétique. Alors si vous voulez vous "décrasser" pendant une heure, rejoignez le groupe de fidèles le samedi matin.

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