7 au 13 septembre : Séjour en Toscane occitane
La Toscane Occitane – Pays de Cocagne
A l’extrémité du Massif Central, le Tarn est marqué par une forte opposition est-ouest : le relief et la géologie en sont la cause.
Une autre dualité se retrouve dans la démographie et l’économie dans le sens Nord/Sud. C’est le département le plus industriel de l’ex Midi/Pyrénées après la Haute-Garonne grâce à l’énergie issue du charbon de Carmaux, à la richesse de son sous-sol et à l’énergie hydroélectrique de la Montagne Noire. Il conserve une part agricole riche qui participe à la renommée de la cuisine tarnaise. Le tourisme contribue pour une part importante au développement économique du département grâce à un patrimoine culturel important et à une variété de paysages naturels attractive.
Le Tarn, d’une longueur totale de 380 km prend sa source sur le Mont Lozère, sur la commune du Pont de Montvert et se jette dans la Garonne à St Nicolas de la Grave (Tarn-et-Garonne).
Dimanche 7 septembre
Le rendez-vous est à 12 h à Castelnau de Montmiral à la base de loisirs de Vère Grésigne pour un pique-nique, puis départ de la randonnée (13 km – 200 m de dénivelé) jusqu’au village de Castelnau de Montmiral.
Déambulation dans le village et visite de l’église où l’on pourra admirer le fabuleux trésor de la croix reliquaire des comtes d'Armagnac. Cette œuvre d'orfèvrerie exceptionnelle, datant du XIVème siècle, est ornée de pas moins de 310 pierres précieuses.
A l’issue de la randonnée nous rejoignons le camping Domaine du Chêne Vert situé à 1 km de la base de loisirs où nous prenons possession de notre hébergement.
Castelnau de Montmiral :
Castel nau signifie Château neuf en occitan. Mont miral signifie colline avec un magnifique point de vue.
Bastide en surplomb de la vallée de la Vère, au cœur du vignoble de Gaillac, cette bastide albigeoise fondée par le compte de Toulouse, Raymond VII.
Elle a été construite vers 1220 à la fin de la croisade des Albigeois, elle résista aux anglais, qui menés par le Prince Noir lors de la guerre de 100 ans, renoncèrent à l’attaquer. Pendant les guerres de religion, Castelnau-de-Montmiral n'adhère jamais au protestantisme et accueille les catholiques de Gaillac, qui ont été chassés de la ville par les protestants majoritaires. Les Montmiralais surent ensuite se défendre lors des guerres de religion et préservèrent un patrimoine inestimable qui est aujourd’hui l’un des plus beaux villages de France.
Lundi 8 septembre
Nous partons pour une randonnée sur Les hauts de Gaillac (18 km – 400 m de dénivelé) à partir du parking de la gare de Gaillac (15 km).
A l’issue de la randonnée, ceux qui le souhaitent, peuvent déambuler dans cette jolie ville.
Berceau du vignoble, logée dans une boucle du Tarn, Gaillac est la 2ème ville de l’albigeois et la 3ème du département (Albi et Castres). Elle doit son développement au pastel, au vin et au commerce fluvial ainsi qu’à l’activité de l’abbaye Saint Michel. Elle fut le théâtre de la croisade des albigeois, de la guerre de 100 ans et des guerres de religions. Son patrimoine architectural est très riche et sa renommée est essentiel-lement due à son vin. Son passé a laissé l’empreinte de la brique rose dans toute la ville historique, elle est à ce titre, surnommée « la Rose du Midi ». Elle a été fondée vers 972, ses débuts se confondant avec la vie de l’abbaye. Par le port, on exportait des produits agricoles en gabarre jusqu’à Bordeaux. La gare inaugurée en 1864 a remplacé, progres-sivement, les activités portuaires.
L’agriculture locale est liée économiquement, depuis les romains au vignoble. Développées par les moines de l’abbaye, les vignes occupent les terrasses de la vallée du Tarn, les coteaux et le plateau de Cordes. Les autres cultures sont des céréales, du colza, du tournesol, du maïs et du soja. Peu de pâturage.
On retrouve des traces d’un habitat gallo-romain. La date historique de la fondation de la ville est 972, lorsque l’autel de l’église St Michel est consacré. Les débuts de la ville se confondent avec la vie de l’abbaye St Michel. La mise en valeur des terres agricoles, en particulier la viticulture ont entraîné l’essor de la ville progressivement peuplée de gens revendiquant la protection du clergé.
Le visage médiéval de Gaillac perdure jusqu’au XVIIIème siècle : les remparts enserrent les maisons à colombage surplombant les venelles étroites.
Lors de la mise bas des remparts et des portes, les fossés sont remplis pour laisser place à de larges rues. Les ilots en mauvais état sont détruits pour aérer l’espace et agrandir les places. Les faubourgs s’agrandissent le long des axes de communication vers Albi, Montauban, Cordes et Toulouse.
L’hôtel à la façade néoclassique en brique est érigé en 1833. La gare, construite en 1864, effacera le rôle du port.
Mardi 9 septembre
Nous partons du parking de l’église de Souel et prenons le sentier du Causse, puis montée à Cordes sur Ciel : (16 km – 600 m de dénivelé). Nous visitons Cordes et le Musée du chocolat avec dégustation.
Cordes sur Ciel :
Son nom évoque dans l’imaginaire un village perché dans le ciel. Il a été rebaptisé Cordes sur Ciel en 1947 à cause des nuages qui entouraient souvent la ville (sous sa commune elle s’appelle Cordes-la-Montagne).
A l’aube, on imagine ses pierres gorgées d’histoire se faire éblouir par le soleil.
C’est un lieu intemporel, son patrimoine architectural remarquable se borde de fortifications et de nombreuses portes.
Cordes sur Ciel, c’est 800 ans d’histoire qui se dérobent à chaque pas. La fondation de la Cité considérée comme l’une des premières « bastides » de la région, date du 4 novembre 1222 et fut officialisée par le jeune comte de Toulouse Raymond VII. Elle s’inscrit dans le contexte de la fin des combats de la croisade des albigeois.
Sur les pavés foulés, on découvre un haut lieu du patrimoine européen. Il suffit de lever la tête pour apercevoir les façades sculptées, magnifiées par le temps et l’art gothique. Pour prendre de la hauteur, il faut monter. Heureusement, les galeries et les ateliers d’artisans nous font oublier ce détail, jusqu’à arriver au point le plus haut sans même s’en apercevoir. La beauté des lieux n’a d’égale que le temps passé à ses côtés, où l’art et la culture se mêlent à l’histoire d’un riche passé.
La Halle fut construite en 1350 pour accueillir le négoce du tissage et du cuir. Grâce à ce commerce, Cordes sur Ciel connaît une croissance exceptionnelle et ce sont les marchands et quelques nobles qui feront édifier les somptueux palais gothiques que l’on peut aujourd’hui admirer. Sous la halle, on découvre le “puits” de Cordes, profond de cent mètres, ainsi qu’à sa gauche la croix en fer forgé. Face à la Halle, se dresse impunément la Maison du Grand Fauconnier, prolongée par les Maisons Prunet et Carrié.
Le réalisateur Hayao Miyazaki a effectué un voyage autour du village et, lors d’une promenade, il observe le village de Cordes entouré de sa brume matinale, lui donnant l’impression qu’un « château flotte dans le ciel ». Il s’en inspirera pour la création de son film « le château dans le ciel » notamment pour l’introduction et pour l’affiche.
Mercredi 10 septembre
Rendez-vous au parking du Château de Mauriac. Nous prenons le sentier des 4 Châteaux (15 km – 400 m dénivelé) et visitons le château de Mauriac à 15h.
Mauriac : Ce château était une ruine il y a 60 ans, mais un peintre passionné par l’architecture, le lieu et par les couleurs de la nature environnante est tombé amoureux de cette ruine et l’a achetée à l’époque pour le prix d’une 4L… Château des templiers, Il avait été fondé au XIIIème siècle et par la suite enrichi grâce à la culture du pastel du Pays de Cocagne. Il a été progressivement détruit au cours des diverses guerres de religion et désormais inscrit aux Monuments historiques depuis 1972.
Le Pays de Cocagne
Savez-vous d'où vient l'expression "Pays de Cocagne" signifiant pays d'abondance ? Les cocagnes désignaient les pelotes de feuilles séchées que l'Occitanie exportait dans toute l'Europe à partir de la Garonne. Et le pays en question se situait entre Toulouse, Albi et Carcassonne, le fameux triangle d'or du pastel. A Toulouse, comme à Albi, l'opulence de l'âge d'or se lit dans la pierre des hôtels particuliers édifiés par les marchands pastelliers. Dans la ville rose, une vingtaine de ces demeures subsistent, comme l’Hôtel Assézat, le plus somptueux ou l’Hôtel de Bernuy et sa tour hexagonale, la plus haute de la ville ! L'Office de Tourisme organise des visites thématiques dont certaines valorisent particulièrement Toulouse à la Renaissance, l'histoire du pastel.
Le Pastel :
Ses fleurs sont jaunes mais elle habillait de bleu les rois à la Renaissance ! Connue depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales et les propriétés tinctoriales de sa feuille, une petite plante (Isatis Tinctoria) appelée "pastel des teinturiers" a fait la fortune de l’Occitanie du XIVème au XVIIème siècle, façonnant villes et campagnes. Sauvé de l’oubli par une poignée de passionnés, l’or bleu de l’Occitanie entame une seconde vie !
La vie en bleu : le pastel dans tous ses états.
À l’origine, le pastel était utilisé pour la teinture (son nom vient de la pasta de feuilles d’Isatis Tinctoria), mais très peu pour la peinture. Des cuves des teinturiers, on récupérait les fonds pour peindre charrettes, volets et cornes des vaches afin d’éloigner les moustiques ! Aujourd’hui, grâce à des artisans toqués de pastel qui le déclinent en version Beaux-Arts ou textile, on peint, on dessine, on décore et on s’habille aux 13 nuances du bleu occitan ! Une gamme dûment codifiée au XVIIème siècle qui va du "bleu blanc" très clair au "bleu d’enfer" gris/noir en passant par les "bleu de roi" et "bleu de reine"...
Des vertus médicinales aux atouts dermatologiques, il n’y a qu’un pas ! Réputé depuis l’Antiquité pour ses propriétés cicatrisantes, le pastel, avec sa graine, est aussi une source d’omégas 3, 6 et 9.
Jeudi 11 septembre
Puycelsi à 10 km : un des « Plus beau village de France ». Nous empruntons le sentier du patrimoine (12 km – 400 m de dénivelé).
Nous découvrons la vieille bastide avec ses trésors d’architecture, puis le parcours qui se voue à la cause du végétal depuis le verger conservatoire jusqu’aux voûtes des chênaies de la forêt de Grésigne. Elle est la plus importante forêt du Tarn et la plus grande chênaie du Sud de la France. Elle a commencé à être exploitée de manière réglementée quand François 1er a autorisé l’abattage de 150 pieds d’arbres pour les transformer en barrique. Puis Colbert en fait sortir la charpente des navires de Louis XIV.
Après le pique-nique et pour la première partie du groupe, nous prenons les voitures pour la visite du musée Oppidum (Savonnerie). 5 km. Adresse : Prat de la Borie Puycelsi.
Nous découvrons le processus de fabrication des savons naturels ainsi que la production de soins cosmétiques naturels sans eau.
Végétaux d’exception, matières premières rares et précieuses, savoir-faire d’atelier, textures et parfums nous sont révélés pour le soin naturel de notre peau…
Pour l’autre moitié du groupe, visite de la ferme du Petit Poucet. Cette ferme pédagogique héberge des animaux qui ont été le plus souvent abandonnés. 7 km. Adresse : Toutou Castelnau de Montmiral.
En parcourant cette ferme, nous voyons les habitudes alimentaires des animaux, leur habitat et leur rôle dans l'écosystème de la ferme.
L'Ail rose de Lautrec
Il se caractérise par ses caïeux d'un rose soutenu, par sa forte dormance qui permet de prolonger sa commercialisation jusqu'au printemps et par sa hampe florale rigide qui permet de faire des grappes (appelées « manouilles ») pour la présentation. Le Label Rouge lui confère des caractéristiques certifiées telles que la couleur rose des caïeux et l'aptitude à la conservation.
L'aire géographique de production de l'Ail rose de Lautrec a été délimitée en prenant en compte les traditions historiques de culture et les caractéristiques du terroir. Elle comprend 87 communes du département de l'ouest du Tarn.
Au Moyen Âge, un marchand ambulant se serait arrêté à Lautrec pour se restaurer. N'ayant pas d'argent, il aurait laissé en échange quelques gousses d'ail rose que l'hôtelier aurait planté. La production se serait petit à petit développée. En 1959, un groupe de producteur se fédère pour structurer la filière, la défendre et la promouvoir. En 1966, l'ail rose obtient le Label Rouge, suivit en 1996 pour l'Indication Géographique.
Vendredi 12 septembre
Nous visitons la ville d’Albi – départ en Gabarre sur le Tarn
Nous nous retrouvons à 9h30 au Parking de la base de loisirs d’Aiguelèze à 20 km. Le retour se fera en autobus.
Nous arrivons vers midi. Après le pique-nique sur les berges nous faisons une petite balade digestive de 4 km sur les rives du Tarn.
Plusieurs possibilités de visites à Albi : la cathédrale, le musée Toulouse Lautrec, ou une balade dans la ville.
La gabarre qui nous transporte est un bateau à fond plat qui jusqu’au début du XXème siècle transportait les marchandises jusqu’à Bordeaux.
Albi :
Préfecture du Tarn, elle est surnommée la « ville rouge » du fait des briques ocres apparentes de sa cathédrale for8fiée et de son centre historique. Cette impressionnante cathédrale Ste Cécile, construite entre 1282 et 1480, et son palais de la Berle, ancien palais des archevêques d’Albi dominent le centre- ville historique et les rives du Tarn. Ce palais abrite le musée Toulouse Lautrec. Albi est surtout un haut lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les albigeois (aussi appelés les Cathares) qui subirent une répression violente au XIIIème siècle de la part de l’église catholique romaine (la croisade des albigeois). La cathédrale fut édifiée par les catholiques dans le cadre de leur lutte contre les cathares. Elle est classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco.
Samedi 13 septembre
L’isle sur Tarn (15 km – 100 m de dénivelé).
Nous randonnons entre les vignes avant de pique-niquer sur l'aire de la piscine.
L’Isle sur Tarn est une bastide-port construite sur les bords du Tarn par Raimond VII, comte de Toulouse. Elle fut au moyen âge une cité prospère grâce à la production et à la vente du vin puis du pastel dont l’acheminement était assuré par voie d’eau jusque Bordeaux. L’église Notre Dame de la Jonquière (XIIIème siècle) est classée monument historique. C’est une des plus belles constructions en brique du pays.
Ce séjour était organisé et animé par Marie-Anne et Anne.

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