7 novembre : Visite de l'étang de Cousseau
Cette visite proposée par Régine a rassemblé, sur le parking de la réserve de Marmande, 25 randonneurs impatients de découvrir la réserve naturelle de l’étang de Cousseau.
Situé entre le lac de Hourtin et de Carcans, et le lac de Lacanau, l'étang s’étend sur 50 hectares et est classé avec la réserve naturelle de 600 hectares qui le protège depuis 1976. Elle est gérée par la Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest.
En cette saison, nous sommes venus dans ce sanctuaire pour observer la migration des grues cendrées en provenance d’Allemagne…
Une marche de 2 km au milieu des pins et des arbousiers en longeant la piste cyclable nous mène au parking de Lespéron où nous accueille Amélie, notre guide naturaliste.
Après ses explications relatives à la formation des étangs, à la faune et la flore présentes dans la réserve, nous partons pour une boucle pédestre d’environ 7 km à travers la forêt dunaire.
Le chemin est bordé de chênes verts colonisés par la mousse, de bouleaux, de houx et d’arbousiers.
Sur notre droite apparaît une cabane aménagée que nous visitons avec curiosité.
Plus loin, nous arrivons au barin des blaireaux, puis au barin de l’Auvergne. Ces magnifiques dépressions intra-dunaires sont préservées de façon naturelle par les vaches marines qui viennent y paître. En nombre volontairement limité à cause de la surface, ces belles landaises (dont la race est en voie d’extinction) sont une quarantaine à se déplacer dans la réserve.
Le long du sentier, l’osmonde royale, grande fougère des lieux humides, s'est colorée aux teintes de l’automne. Les champignons paraissent appétissants, mais nous sommes soumis à l’interdiction de les cueillir. On n’évitera également de fumer (même si Amélie est pompier), et de patauger dans les soues à sangliers…
Après une pente assez raide, nous montons dans une tour d’observation qui offre un point de vue époustouflant sur l’étang et… sur une vache marine broutant au bord de l’eau.
Un peu plus loin, nous accédons au belvédère où Amélie a disposé deux longues-vues sur trépied pour nous permettre d’observer une grue cendrée et un balbuzard pêcheur s’acharnant sur sa proie.
A 17h00, les cris au loin annoncent l’arrivée des premières dizaines de grues cendrées qui viennent survoler l’étang. Bien qu’équipés de jumelles, il nous est difficile de les voir dans la brume. Le temps est pluvieux depuis une heure et les conditions ne sont pas idéales.
Nous décidons de ne pas rester plus longtemps sur le belvédère et reprenons le chemin du retour.
Amélie nous précise qu’il est possible de revenir observer la migration des grues cendrées jusqu’en décembre car la réserve et son sentier d’interprétation sont accessibles gratuitement, avec un guide, tous les samedis de 16h00 à la tombée de la nuit (Renseignements au 07.68.87.81.12).
Merci Régine pour l’organisation de cette agréable sortie en pleine nature avec en prime une belle diversité de paysages.
Vidéo de Vincent
Sylvie
