Semaine lumineuse sur la côte d’azur, terre de contrastes : ce bout de Provence tourné vers l’Italie

Un peu d’histoire : la création du comté de Nice

Le comté connut une histoire mouvementée. Nice a souvent changé de souveraineté : provençale, savoyarde, piémontaise et française en 1860.

"Le comté de Nice a été créé en 1388 sous le nom de "Terres neuves de Provence" de la Maison de Savoie. Mais le pays niçois a pris le nom de "comté de Nice" en 1526.

Le 24 mars 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l'annexion du Comté de Nice à la France, en échange d'une aide de Napoléon III pour contenir les Autrichiens et unifier l'Italie.

Un plébiscite est voté le 15 et le 16 avril 1860. Le rattachement est officiellement célébré le 14 juin 1860. Le département des Alpes-Maritimes est alors créé par l'addition du Comté de Nice et de l'arrondissement de Grasse.

Les localités de Tende, La brigue et plusieurs hameaux qui étaient restés italiens sont finalement devenus français à la fin de la Seconde Guerre mondiale par le traité de Paris en 1947.

Notons que le terme " comté " a été forgé de toutes pièces par la Savoie pour dénommer cette région. Il ne renvoie pas à l’existence d’un " comté " de Nice, mais plutôt au souvenir du découpage territorial administratif mis en place à l’époque carolingienne, à l’instar des counties anglo-saxons d’aujourd’hui".

          


Le voyage fut  long, certes ; mais la douceur mentonnaise nous a enveloppés dès notre arrivée à l'hôtel Paradiso (tout un programme !),  témoignage de la belle époque, face à la Grande Bleue avec vue sur la pittoresque vieille ville. Nous voilà plongés dans cette atmosphère méditerranéenee faite de couleurs, de senteurs, dans son écrin végétal tropical où prospèrent palmiers, orangers, citronniers, oiseaux du paradis,  cactées....

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                                                                   L'hôtel el paradiso

   5 MAI : Après une bonne nuit de récupération,  jean-Claude nous  entraîna à travers les ruelles colorées et pittoresques de la vieille ville, la  façade de la basilique St Michel, la plus belle et la plus vaste église baroque de la région et le fameux pavage de mosaïques du parvis St Michel,  la rue pietonne, puis vers les bords de mer : les musées Cocteau, le marché, le palais Carnolès, ancienne demeure des Grimaldi. La Ville adossée à des pentes boisées, cultivées d’oliviers et d’agrumes bénéficie d'un climat exceptionnellement doux. Dès le matin la température est de 17° avec une faible amplitude, puisque l’après-midi elle ne dépassera pas 21°. C'est  idéal pour les marcheurs ! 

Menton ou la "ville jardin"

Fondée au 13e s., la ville devient la propriété des Grimaldi en 1346. Sous Protectorat français de 1641 à 1701, puis fait à nouveau partie de la principauté de Monaco ; elle se soulève en 1848. Occupée par les troupes sardes jusqu’en 1859, elle redevient française en 1860. Dès le XVIIIe s. elle se spécialise dans l’agrumiculture, le jasmin et l’olivier. La culture des agrumes périclita dans les années 1950, les produits étrangers devenant plus compétitifs ; mais il nous reste la fameuse fête des citrons…C'est la ville des jardins innombrables aux espèces tropicales. C’est un médecin britannique qui fit la promotion de Menton comme « station climatique ». Le tourisme pris son essor après la 1ère guerre mondiale.

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                                 Le vieux Menton                                                                                         petit échauffement...

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                             L'Eglise St Michel et son "campanin"

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                                                                                       Le nouveau musée Cocteau

                                                      

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                    Cascade de verveines                                              fenêtres peintes en trompe l'oeil

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                      Parvis St Michel -   mosaïque de galets              Notre hôtel  est en face du port, à 600m de la frontière

 

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   Le palais Carnolès (ancienne résidence des Grimaldi)                        Les rues de la ville sont bordées d'orangers

 

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 Après un rapide déjeuner à l'hôtel, direction la gare (à 200m de l’hôtel) Jean-Claude a eu une idée géniale. Pas de tracas de voiture et de stationnement. Nous nous sommes tranquillement acheminés vers la presqu’île de St Jean Cap Ferrat. Cette presqu’île de 280 Ha offre un arboretum exceptionnel de plantes introduites par les propriétaires alors qu’elle était à l’origine recouverte d’herbes folles. Protectorat savoyard, plusieurs fois sous occupation française entre 1710 et 1820, il fut définitivement rattaché à la France en 1860 avec l’ensemble du Comté de Nice. En 1904, le hameau de St Jean se sépare de Villefranche-sur-Mer pour prendre le statut de commune à part entière. Il fut d’abord St Jean-sur-Mer et pris son nom actuel en 1907. En parcourant St jean-Cap- Ferrat par le chemin Maurice Rouvier, la petite presqu’île des Hospices, nous  avons découvert de somptueuses villas descendant en cascades sur la mer, à faire rêver... dont la villa musée Ephrussi de  Rothschild (1883) (mais de loin, car bien gardée), la villa Kérylos (1902) dont le site rappelle celui de la mer Egée, pastiche d’une villa grecque ancienne, conçue par un archéologue fou de cette civilisation, Théodore Reinach. Décorée au détail près d’éléments de la vie grecque. Léguée  en 1928 à l’institut de France.

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                                 Villa Kérylos

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              Une monture bien insolite !                                                Vue sur Villefrance-sur-Mer

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           Pittosporum en fleurs

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 6 MAI : départ en train (nous y prenons goût) vers Eze-sur-mer. Ascension jusqu’au village d'Eze (habitants les Ezasques) par le chemin de Nietzsche (qui vécut dans ce village les dernières années de sa vie). Site extraordinaire, Isolé sur son piton rocheux, le village médiéval culmine à 427 m. Magie des lieux en franchissant  la porte fortifiée du 14 e s.  où se confondent maisons et roche dans une même couleur à travers les ruelles labyrinthiques. Le château en ruines abrite un jardin exotique avec sa collection de cactus et de plantes grasses. Il offre un magnifique panorama sur la Riviéra.  L’attrait de ce village n’a pas résisté au tourisme (on s'en est aperçus !) qui remplace désormais la culture de l’œillet et de la mandarine !  les plus courageux sont allés jusqu’au  fort de la Revère  offrant une vue plongeante sur Eze perchée sur son piton, le reste du groupe a flâné goûtant au charme du village. Nous aurons fait en tout 1000m de denivelée (les plus vaillants). La monté était raide, mais l'effort fut récompensé. Quelle vue !

 

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                                                                C'est hard...les nanas !

 

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    Rien n'est trop beau pour nous  : hôtel 5 *                                      Le village d'Eze, St Jean Cap-Ferrat au loin

 

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                            Vue du fort de la Revère                                            Jusqu'au bout de l'effort....

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                                                                   Le village d'Eze

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   Fontaine et néflier

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        Retour parmi les cistes et le thym                                                              Détente avant de reprendre le train

  7 Mai : Circuit de Bausson à partir de Gorbio. (que certains ont eu du mal à trouver…en voiture)

Le Val de Gorbio est très fleuri, bordé de pins et de d’oliviers. Le village est perché dans un site rocheux et sauvage.  Denivelée  620m. Les habitants du village sont appelés les Gorbarins. Nous irons jusqu’à St Agnès, le plus haut village du littoral, mais aussi d’Europe dit-on (766m). La aussi nous n'avons pas ménagé nos effors.

Dès qu'on atteint l'arrière pays il est fréquent de recontrer de la brume et nous avons dû imaginer le panorama à  360° qu'on nous promettait...   La vue y est à 360°, sur la baie de Menton et Roquebrune-Cap-Martin ; on y aperçoit aussi parfois la Corse. Nous l’avons cru mais pas vraiment vu…

Le site comporte aussi un ouvrage de la Ligne Maginot entièrement souterrain destiné à protéger la frontière avec l'Italie, construit entre 1931 et 1938

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               Gorbio dans la brume                                                                                       Orme planté en 1713

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                   Façade en trompe l'oeil___________


  8 Mai : Tour du Cap-Martin-Roquebrune. Cette fois-ci nous démarrons de notre hôtel à pied.

En longeant le port et la promenade du soleil, nous rejoignons le chemin "le Corbusier". Nous irons  pratiquement jusqu’à Monaco, limite de Roquebrune. Nous suivonsle sentier du littoral, enveloppés du délicat parfum des pittosporum et d'une végétation luxuriante et colorée. La balade est annoncée plus tranquille, mais c'est  sans compter sur la multitude de marches que nous avons gravies...  Nous avons beaucoup souffert ; d'ailleurs tout le monde n’a pas eu le courage de monter jusqu'au village de Roquebrune ;  pourtant cela valait le coup d'oeil. Certains sont rentrés par le même chemin le long de la côte,  d'autres ont lézardé sur la plage.

Roquebrune fut fondée en 970 par le comte de Vintimille. Elle fut vendue ainsi que menton pour 5 siècles au Grimaldi. Devenue française en 1793, puis monégasque en 1814 et enfin ville libre en 1848, sous la protection du roi de Sardaigne. Pour la remercier de son aide à l’unification de l’Italie, Victor Emmanuel II cède à la France le Comté de Nice. Par plébiscite il est rattaché à la France en 1860.

La vue du donjon plonge sur la mer, les cyprès, les toits rouges. Le charme italien est présent dans le lacis des ruelles, passages voûtés, escaliers étroits, pierres patinées par le soleil... 

                   

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          La promenade du soleil

 

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                    vue sur Monaco

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                                                                  Le village de Roquebrune vu du donjon

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                                                                           Olivier Millénaire

  9 Mai : Journée libre au gré des envies de chacun : Voir Monaco, petit tour en Italie, ou village de Sospel, Briel sur Roya dans l’arrière pays, ou encore la visite des villas Ephrussi ou Kerylos à St Jean-cap-Ferrat et baignade...

 

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 Vieux pont ancien poste de péage sur la  route du sel                                     Eglise St Michel (baroque XVIIe)

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Breil-sur-Roya  charmant village aux maisons anciennes serrées. Située à deux pas de l'Italie, elle en a la couleur. Autrefois étape de la route Vitimille-Turin. On y trouve les vestiges de remparts et de portes. Cette vallée sauvage est superbe.

  10 Mai : Pointe de Siricocca  à 1050m d'altitude, en partant de saint Agnès. De là nous devions avoir un vue imprenable. Mais le soleil était resté  en bordure de mer. Il est fréquent que les  nuages s’accrochent à la montagne. Nous redescendons vers St Agnès toujours dans la brume. Le village (ses habitants : le sentanasques)  fut construit au 12ème siècle en haut de l'éperon rocheux et fut déplacé au 15ème siècle vers un endroit moins élevé pour bénéficier des sources.

Le site comporte aussi un ouvrage de la Ligne Maginot entièrement souterrain destiné à protéger la frontière avec l'Italie, construit entre 1931 et 1938

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                                  Vue sur Menton                                                                                   Village de St Agnès         

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  11 Mai : nous quittons à regret la douceur de ce climat mentonnais avec dans nos bagages un parfum d’agrume.

Un séjour très agréable grâce à la bonne humeur et la bonne ambiance qui régnaient dans le groupe, toujours partant malgré de sacrées grimpettes.

Nous avons participé aux activités proposées par l’hôtel, avec un certain succès : jeu du palais remporté par Jean-Claude associé à Bernadette la lorraine, karaoké, blackjack (là nous avons perdu). Notre Jean-Claude a joué les vedettes en répondant à une interview de FR3. Vous l'avez peut-être vu.

J’oubliais : Malgré la température un peu fraîche de l'eau, certains n'ont pas hésité à faire un plongeon dans la grande bleue, c'était tellement tentant...

L’accueil de l’établissement était très chaleureux et la cuisine inventive du chef avait des parfums méditerranéens.

Un grand merci à Jean-Claude l’instigateur de ce voyage pour nous avoir redonné le moral… sous un coin de ciel bleu  !

 Michèle R.L.